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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 15:56
"Demain en Mains"   est un projet qui a vu le jour autour de trois éléments clés :

le voyage      *       l'  "art" dans la rue       *       la rencontre...

Chaque main dessinée est le fruit d'une belle rencontre, quelquefois furtive.

Il existe un blog, sous-alimenté car je préfère vivre les choses que les transcrire et je suis toujours en retard de quelques longueurs sur les mains qui viennent à moi. Si je parviens à trouver un rythme de croisière dans cette mise à jour, nul doute que ce sera un outil ludique.

Mais en attendant, pour que ce projet vive dans toutes ses dimensions, j'ai besoin de voyageurs qui ramènent les mains dessinées à ceux qui me les ont joyeusement prêtées.

Comme toujours, je me laisse porter par les courants vibrants qui nous animent : il n'y a pas de marche à suivre. Juste de l'intuition, de l'élan et de la joie!
Beaucoup de ces mains ont été cueillies en Belgique, mais quelquefois viennent d'ailleurs. D'autres sont venues sur les routes de France et connaissent les voies de ce monde dans des déplacements plus lointains.
Quelques-unes seulement ont utilisé les voies du Net et sont prêtes à marcher un chemin ancré dans la réalité pour rejoindre leur envoyeur.

Toutes ces mains doivent être remises en main propre.
C'est le seul impératif. La seule contrainte.  La justification de ce projet de MISE EN LIEN. Peu importe le quand, le où et le comment. Il s'agit juste d'un être rencontrant un autre être autour d'une main tendue.

Toutes ces mains dont vous voyez les photos depuis quelques mois sont dans les starting blocs.
Ces petits trésors de vie et de partage n'ont pas à rester sur un mur ou dans une farde à dessin, ce n'est pas leur voie..

Si vous êtes partants, messagez-moi!

Le Projet des Mains continue avec vous et se transmet en belles histoires dont les synchronicités sont autant de fruits à cueillir***

Belgique, France, Equateur, Mexique, Pologne, Brésil...


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Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /Avr /2009 21:33

De retour du Luxembourg...

Juste trois jours et demi dans la rue, la rue passante, celle à laquelle j'aspire.
Trois jours pour faire mes premières armes, dessiner par-delà les regards et aller vers l'Autre, en âme gourmande et regard des horizons ouverts.

Une première halte à Durbuy, dite "la plus petite ville du monde"... Curieuse de savoir sur quels critères on se fonde pour déterminer cela. Quoi qu'il en soit, elle est jolie, la vieille ville. L'imaginer déshabillée de ses touristes lui confère des attraits supplémentaires, mais ce sont justement eux qu'il s'agit de rejoindre. 

Pas évident tous ces êtres rassemblés, avec ces regards intéressés par le musicien que j'accompagne et à côté duquel je me suis posée.
Ah , timidité familière...Je pique du nez sur mes dessins, les mains tremblantes, le rouge aux joues et cette secrète joie, délicieuse qui pointe le bout de son nez et me fait entrevoir des lendemains prometteurs.

Et là...je rencontre les trois Princesses de Durbuy, attirées comme des papillons, bruissantes de questions et d'envies colorées, immédiatement séduites par l'idée de leurs mains en portrait.























Une formule dessin un peu longue pour des conditions de rue, à améliorer, mais là je retrouve mon élément et le plaisir l'emporte sur la timidité. Une heure et demie à crayonner et papoter avec ces demoiselles (dont une future graphiste), en cavalcade légère dans la rue, esquivant le passage de la carriole, partant et revenant, admiratives et exclamatives, ravies d'emporter "leur" main transfigurée.


Luxembourg....











Première autorisation de battre le pavé de cette capitale nette et si verte.






































Luxembourg entre tradition   et modernité 

   






    

S'installer dans la rue, apprendre à trouver le bon emplacement, celui qui ne gêne pas le passage, les vitrines, les commerçants, les passants.

Apprendre à gérer le temps, la position assise qui dure, le matériel qui dégringole  et s'évade, les regards.

Apprendre à tout ramasser, serrer à nouveau le matos dans le sac à dos et changer d'emplacement au bout de l'heure, l'heure et demie pour à nouveau se déposer, changer de point-de-vue, trouver petit à petit la bonne disposition, celle qui permet d'être vue, de voir, de dessiner, d'être abordée,  de montrer sans exposer (l'autorisation, c'est pour dessiner/peindre dans la rue et vendre ce que l'on fait, mais non exposer), de travailler en gagnant de l'aisance, en découverte progressive du bonheur de ce temps qui prend toute autre consistance.

Etre assise en plein air, là , toute la journée, et me délecter de travailler  en continu sur ces petits formats très bien adaptés à la rue en attendant les mains baladeuses...
Me retrouver en cet état de méditation, si recentrant, si nourrissant..

Nourrissant... Oui, mais voilà, la tête dans les nuages de traits colorés et de pointillés en relief, je suis ailleurs et plus très réceptive à la présence des passants qui passent ! Chercher le juste équilibre entre attention concentrée et disponibilité à la rencontre.

Je réalise le premier jour qu'il est préférable de ne pas compter sur des passants forcément plus extravertis que moi et je décide de faire une petite affiche pour expliquer en deux mots ce que je fais.

Ceci me permet le deuxième jour d'observer davantage d'arrêts devant moi : "ils"lisent! Et de me rendre compte qu'il y a vraiment une demande pour une "voyante" que je ne suis pas.

Chouette conversation avec un curieux (j'adore les curieux!) qui me demande le sens de ce que je fais, pourquoi je le fais, pourquoi ces couleurs , pourquoi ces lignes, ces courbes, ces symboles...

 Les couleurs, ce sont celles qui me viennent face à la personne.
Je réponds immédiatement à l'impulsion qui me fait prendre un crayon plutôt qu'un autre, de la même façon que je le laisse aller son chemin pour tracer ce qui me vient au fur et à mesure.

 J'apprends à cesser la dérive d'un mental analytique trop présent pour me laisser surprendre par une sorte de spontanéité qui me mène dans des voies quelquefois étonnantes que j'aurais bloquées si j'avais pris le temps de réfléchir.
Bien sûr, on aime, on n'aime pas ou on est indifférent, chacun sa vision et son ressenti. En ce qui me concerne j'y trouve plaisir, aisance, confiance et le résultat me parle bien.
Cet homme -là est surpris de m'entendre parler du blog qui débute autour de ce projet, étonné d'apprendre qu'il y a aussi une pratique d'atelier , des peintures en grand format, un myspace pour en parler... L'artiste de rue est souvent connoté bohème mendiant...Pouvoir reculer les limites des préjugés et s'intéresser à l'être humain dans la rue. Artiste ou mendiant, sa présence là indiffère, interpelle, ou dérange.
Qui sont ces hommes, ces femmes, ces enfants,
est-ce un choix, une dérive,
comment vivent-ils,
en quoi cette rencontre peut-elle débrider le regard et le coeur?
Tendre la main, parler pour reconnaître et donner vie à l'autre en face de soi,
ne plus se contenter d'un passage furtif, ennuyé, coupable, agacé...


En fin d'après-midi, je sens à mes côtés une présence attentive, je lève les yeux pour m'entendre dire "Moi, je veux bien!" sur ce ton chantant et enjoué qui me fait m'exclamer joyeusement.
 Daniela me confie sa main et je me laisse emporter par la danse des crayons, impatiente et ravie de découvrir comment ils voient cette petite brunette timide mais pétillante.


Rencontre trop brève, elle s'éloigne pendant cette demi heure trop longue, je travaille aussi vite que possible mais je veux un résultat léché. Nos sourires se répondent, et notre timidité aussi!
Daniela, je serai heureuse d'une nouvelle rencontre, à Luxembourg ou ailleurs. Mon petit doigt ne me trompe jamais...

Le lendemain, il fait froid et la pluie annonce son arrivée par des gouttes disparates qui suffisent à m'arrêter : crayons aquarelle et pluie ne font pas bon ménage sur ces dessins-là. Il me faudra explorer cette piste de l'aléatoire météorologique.
Je remballe, déçue. Les deux jours suivants n'offriront qu'averses abondantes entrecoupées de pluies fines mais tenaces.
C'en est fini de l'expérience pilote luxembourgeoise. Le train qui me ramène en Belgique où le devoir familial me rappelle parcourt des campagnes ensoleillées qui attisent mon regret et renforcent ma détermination.
Vivement recommencer! 
Et en attendant, reprendre la sédentarité...et les grands formats en peinture.
Car les choses se font comme elles doivent se faire..S'en remettre à ce qui est et explorer les pistes du présent sans regret***

Encore ceci tout de même : je garde beau souvenir de l'ambiance particulière de cette ville. De l'ouverture, de la curiosité, de la présence, de l'attention, de l'écoute. C'était joli cadeau pour mon compagnon musicien qui arpente la ville et offre sa voix et celle de ses instruments (didgeridoo, flûte, berimbau, bols tibétains, ..) aux passants qui passent...

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Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /Avr /2009 01:04

Mardi 17 mars 2009

 

Peu d’argent pour de longs déplacements, l’envie de retrouver nos amis de Catharose*   et  voilà la destination choisie : Dinant et sa région, histoire de mêler l’utile à l’agréable, la musique dans la rue et le dessin en public, à l’assaut  de ma timidité.


Une première halte à Poilvache.


     

Le lieu est fort, très fort.
Le découvrir au soleil couchant est magnifique cadeau.
La nuit qui a suivi a été prodigue en belle créativité musicale et plastique.
Le lendemain aussi, avec en sus l’exploration des vieilles pierres et de ce magn ifique escarpement..













 Un sentier de grande randonnée passe par là. Je l’emprunte, espérant naïvement pouvoir faire le tour du château, mais il descend vers la vallée où la Meuse dessine de jolies boucles à travers les arbres d’hiver. Je marche vite et me rend compte de la montée ardue qu’il me faudra effectuer et là, flash de ces guerriers du moyen âge, harnachés de quelques cinquante kilos d’armures et armes diverses, forçant leur route vers le château. La seule nature du lieu est déjà source de pénibilité extrême, si l’on ajoute encore les stratégies défensives des assiégés….

























(
http://www.poilvache.be/)





La deuxième halte se fait à CATHAROSE, l’ancienne gare de Falaen reconvertie en taverne culturelle. Là s’est installé Thierry, notre ami de la Liberthèque (Liège) ainsi que sa compagne Nathalie. Ils portent le projet Catharose avec leur ami Jean-François.

 (http://www.catharose.be/)



J’ai rencontré Nathalie pour la première fois il y a environ un an. Sympathie immédiate. C’est au-delà de la sympathie, c’est cette sorte de reconnaissance de l’autre, sans encore même savoir qui  il est, ce ressenti profond qui « sait ». Nous nous voyons rarement finalement, mais avec le même bonheur, la même joie simple et immédiate du partage. Femme riche et nourrissante à découvrir , entre autres par sa cuisine simple, créative et généreuse
 



Le lendemain soir, conférence sur les Runes de Pierre Duray.
Voilà un sujet qui nous intéresse. Ma formation littéraire m’a fait connaître l’existence des runes il y a longtemps par les  poèmes runiques. Le tracé et le support des runes m’avaient touchée, de la même façon ,et à la même époque de ma vie, que l’écriture cunéiforme. Je n’avais pas exploré davantage , mais je suis rattrapée par les runes de diverses façons ces derniers temps.
Au point qu'elles s'installent dans mes peintures...


 

 

Rencontre instructive avec Pierre qui apporte son éclairage sur les runes en dehors de l'engouement du moment pour leur aspect divinatoire. Il nous parle des cinq années qui lui ont été nécessaires pour commencer à comprendre ces signes et de la façon dont les runes savent se faire attendre pour enfin, se laisser approcher, en cheminement intérieur, en découverte  progressive et consciente.


                                                                                                                                                                                                                                                                





 




Toute forme, tout signe n’est que l’expression extérieure d’une idée, d’une intension issue de l’Invisible Universel.

Mario Mercier

La nature et le sacré


 



"Les mystères de l’univers m’ont toujours interpellé.
D’expériences d’éveil en Connaissance,
de rencontres en expérience d’éveil,
les synchronicités sont des cailloux me permettant de traverser le ruisseau de la vie terrestre.

Pour moi, l’être humain devrait être un arbre dont la photosynthèse produirait l’Amour.

Mon étoile fétiche est l’étoile polaire.
 Ce clou du ciel autour duquel toutes les autres étoiles galopent. J’aspire de tout mon cœur à cette fixe tranquillité.
Comme elle, être au cœur du mouvement sans jamais m’y perdre.

Parler de ma vie dans ce monde ne vous livrerait qu’une suite d’anecdotes plus ou moins intéressantes selon le lecteur.

Non, voyez-moi plutôt comme un funambule au nez rouge marchant sur les fils tissés par les déesses du Destin.

De mon Âme à ton Âme, je te salue Ami. "

Pierre



Nous ne sommes pas allés à Dinand, nous sommes restés en amitié, en rencontre simple et enrichissante.
Les mains dans la rue attendront encore un peu...


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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 15:49

Efflorescence de mains...
Le printemps se révèle riche en rencontres.
Trouver le rythme pour colorer, accompagner ces mains des quelques mots qui précisent le moment, tout cela prend du temps. Mais la vie ne s'arrête pas : au milieu des peintures, du papier mâché, des divers projets qui vont envoler les mois à venir, grapiller des minutes et se replonger dans les partages lumineux qui font vibrer le quotidien...





En attendant la suite des mains en 2009 (mais aussi le début, avec celles de 2008) , je choisis de donner le coup d'envoi avec une première main pas ordinaire :  celle qui m'a bercée, caressée, tendu biberons et petites cuillers avant de me dessiner les fleurs de la vie, celles qui disent la tolérance, le partage, le respect de l'autre et de soi, les valeurs qui nous fondent et nous sont bagages précieux sur les routes de la vie.




  



Les mains de ma mère...

Ma mère, gauchère à une époque où l'on se faisait taper les doigts avec une règle si l'on enfreignait le sacro saint usage de la main droite. Cette main droite légèrement handicapée que, pourtant ,elle a été obligée de forcer, de contraindre à l'écriture car, à l'école normale, en ces années, un enseignant modèle montre l'exemple et utilise "la bonne main"! Ma mère, ambidextre par nécessité...hommage soit rendu à ses mains!


 

 


La main du coeur



































La main détestée, méprisée, remise à l'honneur et enfin acceptée telle quelle est, porteuse des leçons de vie qui forge l'être, obstacle à explorer pour comprendre le pourquoi et remettre en lumière le chemin






















 Cette femme parmi d'autres, mais exceptionnelle par son unicité, a réalisé sa légende personnelle, loin du spectaculaire, dans l'absolue simplicité d'une vie où l'extraordinaire ne prend pas la forme attendue.

Merci à toi, maman, pour cette expérience de vie qui est cadeau à grandir pour tes filles**

 


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Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /Mars /2009 16:05



Une idée qui naît en septembre 2007, lentement mûrie au fil des mois et des rencontres...

     
Les Mains, nos mains, comme signe de reconnaissance, tendues vers l'autre en ouverture, en don de soi, en partage.

Témoins de ces instants où la vibration s'échange et se fait belle, elles se colorent, s'écrivent et se disent pour se transmettre, essaimer et provoquer d'autres rencontres en aval ,entre des êtres parfois lointains géographiquement, mais proches de coeur et d'âme.

Cette idée, devenue projet , n'est pas définie, mais mouvante, changeante, rebondissante, plurielle comme l'est la vie. 
Elle se nourrit  de mes expériences de vie, de mes engouements de plasticienne.
Elle ira son chemin le temps de la pétillance et s'éteindra d'elle-même lorsqu'elle aura vécu tous ses carrefours, ses détours buissonniers et ses avancées belles *


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